Afrique économie
Gabon: un premier centre de données pour héberger les données sensibles artwork

Gabon: un premier centre de données pour héberger les données sensibles

Afrique économie
02:26
Play episode

Show notes

Le Gabon dispose désormais de son tout premier centre de données (data center). Inauguré par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, ce centre de données est un investissement privé du groupe panafricain ST Digital. Déjà présent dans huit pays africains, le groupe exploite également des centres de données en Côte d'Ivoire et au Cameroun. De notre correspondant à Libreville, Situé dans la zone économique spéciale de Nkok, près de Libreville, le nouveau centre de données bénéficie d'un emplacement stratégique grâce à une ligne d'alimentation électrique dédiée, destinée à limiter l'impact des coupures de courant régulières dans le pays. Un site hautement sécurisé Dans ce bâtiment flambant neuf de 3 000m², plusieurs ouvriers apportent les dernières finitions à un chantier réalisé en seulement onze mois. Pour Jean-François Ahanda, directeur technique, la sécurité des installations et des données est la priorité absolue : « On a des contrôles d'accès biométriques qui permettent de sécuriser l'ensemble des portes d'accès à ce centre de données. Si vous devez héberger des clients bancaires, vous devez avoir la sécurité. C'est pour ça que vous avez toutes ces mesures très strictes qui vous permettent de vraiment garantir l'inviolabilité du site. » Le responsable met également en avant le niveau technologique des équipements installés : « Nous sommes dans le sas de la première zone d'hébergement. Vous avez deux zones d'hébergement A et B. Vous pouvez voir. On a vraiment pas lésiné sur l'effort en matière de technologie. » Miser sur une alimentation électrique continue L'autre enjeu majeur du projet est d'assurer une disponibilité permanente de l'énergie. Le centre de données n'utilisera pas d'eau pour refroidir ses équipements et dispose de plusieurs systèmes de secours. « En cas de rupture du fournisseur d'énergie, les groupes électrogènes vont démarrer pour continuer à alimenter les équipements, ce qui se fait sans coupures puisqu'on a des onduleurs et des batteries. Nous avons également fait l'effort avec une alimentation en énergie solaire, puisque nous avons plus de 600 panneaux sur le toit qui permettent de venir en complément de l'alimentation principale que nous avons », reprend Jean-François Ahanda. Les promoteurs restent discrets sur le montant de cet investissement, financé par un fonds d'investissement africain. L'objectif est désormais de séduire une clientèle locale, régionale et internationale, explique Laïka Mba, directrice générale du centre de données : « On parle aux administrations, on parle aux grandes entreprises, aux PME, mais on parle aussi aux particuliers. On s'adresse à la sous-région, à la zone CEMAC, on s'adresse à tout acteur africain, les grands acteurs internationaux, comme une société américaine qui peut avoir besoin d'avoir un site de réplication ou alors d'hébergement de ces données en Afrique. Et le Gabon peut aujourd'hui se positionner dans ce sens. » Si ce centre est le premier du pays, il ne devrait pas rester unique. Il y a un an, le gouvernement gabonais a signé un accord avec le groupe américain Cybastion pour construire un second centre de données dans la capitale. À lire aussiRDC: après Kinshasa, Lubumbashi se dote d'un «data center», le super calculateur Lofoy

More from this show

More
  1. L'industrie musicale africaine: au Cap-Vert, la musique au cœur de l’économie nationale [10/10]

    L’économie du Cap-Vert est dominée par le tourisme, qui représente près d’un quart de son PIB. Les visiteurs sont attirés par les plages, les randonnées et la faune du pays, mais a…

    02:50
  2. L'industrie musicale africaine: au Maroc, la recette d’un rap qui s’exporte à l’international [9/10]

    Au Maroc, le rap a explosé ces dernières années et réussit désormais à s’exporter. À l’étranger, il a quitté la rubrique « international » pour gagner les médias mainstream dédiés…

    02:21
  3. L'industrie musicale africaine: le «featuring», une stratégie d'expansion pour les artistes africains [8/10]

    Le « featuring », collaboration musicale entre artistes, s'est imposé sur les deux tiers des 120 000 titres qui sortent quotidiennement dans le monde sur les plateformes. Pour les…

    04:49
  4. L'industrie musicale africaine: en RDC, des mabanga qui font tourner l’industrie musicale [7/10]

    Un phénomène souvent très critiqué en RDC, celui du libanga (libanga au singulier, mabanga au pluriel). En lingala, le terme signifie « caillou, pierre ». Cette pratique consiste à…

    03:06
  5. L'industrie musicale africaine: le boom des labels indépendants en Afrique du Sud [6/10]

    Portée par l’explosion de l’amapiano ces dernières années, l’industrie musicale sud-africaine grandit à une vitesse record. On estime que la nation arc-en-ciel représente près de 8…

    02:35
  6. L'industrie musicale africaine: au Sénégal, le stream comme moyen de rémunérer des artistes locaux? [5/10]

    Dans un monde du streaming qui ne rémunère pas ou peu les artistes du continent, certains pays ouvrent la voie. C’est le cas du Sénégal, seul pays d’Afrique subsaharienne francopho…

    03:05
Now Playing
Gabon: un premier centre de données pour héberger les données sensibles — Afrique économie | Josplay Music